mercredi, 27 août 2014

L’OSCE s’implique au Turkménistan

L’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe a entrepris aujourd’hui une formation pratique des forces frontalières turkmènes après avoir assuré un séminaire sur la mise à jour du système pénal du Turkménistan qui s’est terminé le 22 août.

La formation des gardes-frontières, assurée par deux spécialistes de l’organisation, concerne vingt officiers turkmènes qui vont être entraînés pendant 45 jours au travail de commandant de patrouille. À la fin du programme, ils seront qualifiés pour assurer eux-mêmes l’instruction de leurs collègues.

L’enseignement, qui se déroule au poste frontalier d’Imamnazar, à la frontière avec l’Afghanistan, comprend une partie théorique et des exercices pratiques sur le terrain. En septembre, huit officiers de la police des frontières afghane rejoindront leurs collègues turkmènes de manière à renforcer leurs aptitudes à lutter contre les franchissements illégaux de la frontière.

Un programme similaire avait déjà été organisé en 2009. Selon l’ambassadeur Ivo Petrov, chef du centre de l’OSCE à Achgabat, ces événements témoignent de l’implication de l’organisation dans la région. Le développement de la coopération avec le Turkménistan est d’autant plus important dans la perspective du départ d’Afghanistan de la plupart des forces internationales et des conséquences que cela aura sur la sécurité du pays et de ses frontières.

Séminaire à Achgabat

La semaine dernière centre de l’OSCE d’Achgabat a tenu un séminaire consacré à la dépénalisation de certains crimes ou délits en regard des normes internationales et de l’expérience mondiale dans le domaine de l’humanisation de la législation pénale.

Des députés du Parlement ainsi que des représentants de la justice et des structures légales du Turkménistan ont pris part aux séances qui portaient sur les diverses possibilités de réformes du système : normes internationales dans le domaine de l’humanisation du droit pénal, protection des victimes, analyse comparative des processus d’humanisation du droit pénal entrepris dans certains pays de l’Union européenne, de la CEI et aux États-Unis.