jeudi, 04 septembre 2014

Une conférence internationale sur le transport et le transit s’est tenue à Achgabat

Les 3 et 4 septembre, Achgabat a été le cadre d’une conférence internationale sur les corridors de transport et de transit et leur rôle dans la coopération entre les États, la stabilité et le développement. Quelque 200 participants de 36 pays, ainsi que 12 organisations internationales et régionales ont pris part aux travaux.

Les débats ont porté sur le rôle des routes de transport et de transit dans le cadre du développement durable du fret automobile et ferroviaire et sur la manière de gérer efficacement les réseaux de transport grâce à l’utilisation des technologies les plus récentes.

À la session d’ouverture, présidée et modérée par le président Gourbangouly Berdymoukhamedov, plusieurs intervenants ont pris la parole : Christian Friis Bach, secrétaire exécutif de l’UNECE ; Shun-ichi Murata, secrétaire exécutif adjoint de l’UNESCAP ; Lamberto Zannier, secrétaire général de l’OSCE ; Janusz Lacny, président de l’IRU ; Edouard Birioukov, secrétaire général de TRACECA et Chamil Aleskerov, secrétaire général de l’ECO.

Le président turkmène a eu des entretiens séparés avec chacun d’entre eux.

D’autres réunions internationales ont eu lieu dans le cadre de la conférence :

— Une rencontre quadripartite sur la mise en place du corridor de transport Ouzbékistan-Turkménistan-Iran-Oman.

— Une rencontre quadripartite sur la mise en place du corridor de transport Afghanistan-Turkménistan-Azerbaïdjan-Géorgie.

Un protocole d’entente a été signé entre le Turkménistan et l’Union internationale des Transports routiers (IRU) sur le développement des liens de transport routiers par le territoire du Turkménistan.

Une « Déclaration d’Achgabat » a été signée qui prévoit de :

1. développer et mettre en œuvre des politiques et des stratégies nationales pour accroître la durabilité économique, environnementale et sociale des corridors de transport et de transit ;

2. continuer à accorder la priorité à la prise de mesures pour développer, concrétiser et améliorer les infrastructures et équipement pour faciliter le transport transfrontalier et les autorisations douanières tout le long des corridors de transport internationaux, régionaux et interrégionaux ;

3. inciter les pays participants et d’autres organisations concernées à améliorer les conditions de transit par un travail collectif de (a) développement des grilles opérationnelles, (b) mise en œuvre d’approches de planification et de développement des infrastructures et équipements, (c) renforcement de la coopération international en la matière, (d) amélioration de l’accès aux pays enclavés, sans accès à la mer, (e) mobilisation des ressources financières, notamment par la promotion du partenariat public-privé, (f) utilisation de technologies innovantes pour augmenter l’efficacité des opérations de transport, et (g) amélioration de la sécurité routière le long des corridors internationaux de transit.

4. inviter les pays participants qui ne l’ont pas encore fait, à adhérer aux conventions et accords internationaux établis sous les auspices de l’ECE (Commission économique des Nations unies pour l’Europe) et de l’ESCAP (Commission économique des Nations unies pour l’Asie et le Pacifique).

5. améliorer les procédures de travail en réseau et de consultation périodique entre les acteurs impliqués dans l’amélioration des corridors de transit et de transport.

6. obtenir des organisations des Nations unies, des institutions financières internationales, des donateurs, du secteur privé et des organisations internationales la coordination de leurs efforts en vue d’accorder une assistance financière et technique aux pays participants pour qu’ils puissent développer leurs corridors de transit.