vendredi, 14 décembre 2018

Un convoi de fret teste le corridor Lapis-Lazuli

Un premier convoi charge de marchandises afghanes d’exportation destinées aux pays européens a quitté la province d’Hérat, en Afghanistan, par le corridor de transport et de transit Lapis-Lazuli, en direction du Turkménistan.

La cérémonie de lancement de ce premier convoi pilote s’est déroulée en présence d’Ashraf Ghani, président d’Afghanistan, et de délégations des pays qui participent au corridor : l’Azerbaïdjan, la Géorgie, la Turquie et le Turkménistan. Ce denier était représenté par le ministre des Transports routiers, Orazdoudy Soukhanov.

Lors de son intervention, le président Ashraf Ghani a confirmé l’attachement de l’Afghanistan à une politique de connectivité et, à cet égard, l’inauguration du corridor Lapis-Lazuli constitue une étape importante. Le chef de l’État afghan a exprimé sa gratitude aux partenaires internationaux de son pays qui ont rendu le projet possible et, en premier lieu, les quatre pays de transit du corridor.

Selon le ministère de l’Industrie et du Commerce de l’Afghanistan, les neuf camions qui composent ce premier convoi transportent 135 tonnes de fret : 83 t de fil de coton, 23 t de raisins secs, 26 t de graines de pastèque et 2,5 t de sésame.

Le convoi, chargé sur des wagons de chemin de fer à Torghundi, à la frontière afghano-turkmène, transitera, par rail et par route, à travers le Turkménistan jusqu’au Port international de Türkmenbaşy. De là, les marchandises seront transportées par mer jusqu’au port de Bakou, en Azerbaïdjan, puis poursuivront leur périple jusqu’aux ports géorgiens de la mer Noire – Poti et Batoumi – d’où elles accéderont aux réseaux de transport turcs et européens.

Ce périple de 3 000 km depuis l’Afghanistan jusqu’aux marchés européens prendra deux semaines. Ce convoi d’essai est destiné à permettre aux parties impliquées dans le projet – transporteurs, entreprises logistiques, etc. – d’identifier les problèmes pour leur trouver des solutions rapides et optimiser ainsi l’utilisation du corridor.

Premier pays de transit du corridor, le Turkménistan a beaucoup contribué à concrétiser le concept de cette nouvelle route. La partie turkmène a modernisé son infrastructure matérielle en améliorant ses liaisons ferrées avec l’Afghanistan par les points de passages frontaliers Imamnazar-Aqina et Serkhetabat-Torghundi.