lundi, 11 février 2019

Turkmenistan Airlines clarifie la situation concernant ses vols en Europe

Par la voix de l’un de ses porte-parole, la compagnie aérienne turkmène a expliqué les raisons de l’arrêt provisoire de ses vols vers l’Union européenne après la suspension de sa licence par l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) à compter du 4 février 2019.

Le problème est exclusivement administratif et la qualité et la sécurité des Boeing de la compagnie ne sont pas en cause : les avions respectent pleinement les normes de l’AESA et leur maintenance et convenablement assurée, comme le confirment les sociétés étrangères chargées du contrôle de la flotte aérienne turkmène.

L’interdiction provisoire a été provoquée par une divergence entre les systèmes européen et américain de détermination de la sécurité des appareils. En Europe, l’historique complet de l’avion doit être enregistré à partir de sa sortie d’usine. Aux États-Unis, c’est à partir de la date d’achat au fabricant. Comme le parc de Turkmenistan Airlines se compose exclusivement d’avions américains (vingt Boeing 737, 757 et 777), la compagnie a jusqu’à présent enregistré leur historique selon les règles américaines.

Pour avoir l’autorisation de reprendre ses vols, la compagnie doit maintenant compléter la documentation en tenant compte des exigences européennes. Pour cela, Turkmenistan Airlines, a sollicité l’assistance de Lufthansa Consulting. Des experts de la société sont attendus à Achgabat pour contribuer à résolution du problème.

En attendant, Turkmenistan Airlines a retenu les services de la compagnie espagnole Wamos Air pour assurer le transport des passagers sur les vols qu’il lui est impossible de desservir, c’est-à-dire les liaisons entre Achgabat et les aéroports européens de Francfort, de Birmingham et de Londres-Heathrow.