samedi, 11 octobre 2014

Le sommet des chefs d'État de la CEI s’est tenu à Minsk

Minsk, la capitale biélorusse, a accueilli hier le sommet des chefs d’État de la Communauté des États indépendants (CEI) auquel ont pris part les présidents Serge Sargsian (Arménie), Ilham Aliev (Azerbaïdjan), Alexandre Loukachenko (Biélorussie), Noursoultan Nazarbaïev (Kazakhstan), Almazbek Atambaïev (Kirghizistan), Nicolae Timofti (Moldavie), Vladimir Poutine (Fédération de Russie), Islam Karimov (Ouzbékistan), Emomali Rakhmon (Tadjikistan) et Gourbangouly Berdymoukhamedov (Turkménistan). Le président ukrainien Petro Porochenko, absent, était représenté par l’ambassadeur d’Ukraine à Minsk, Mikhaïl Ejel.

La CEI, constituée lors de l’effondrement de l’URSS, en 1991, réunit 11 des 15 anciennes républiques soviétiques fédérées. Les trois États baltes et la Géorgie n’ont pas souhaité y adhérer.

Au cours de la rencontre, le président Berdymoukhamedov a mis l’accent sur les principes d’égalité, de respect mutuel, de bon voisinage et de bonne volonté qui ont toujours prévalu entre les États membres. Il a estimé, cependant, que le potentiel de la CEI doit être utilisé pour maintenir la sécurité régionale et fournir les instruments nécessaires pour résoudre les conflits par des moyens acceptables.

« Nous ne pouvons pas fermer les yeux devant les développements qui ont lieu dans certaines régions, notamment de la CEI », a-t-il dit. Selon le président, de telles situations ne peuvent trouver des solutions que par le dialogue et le partenariat. Pour cela, il est important de conserver une dynamique positive dans les activités de la Communauté, a-t-il conclu.

De son côté, le président Loukachenko, qui accueillait le sommet a précisé que la CEI « possède d’excellentes perspectives », malgré les événements récents. L'Ukraine a renoncé à la présidence de l'organisation, qu’elle devait assurer cette année, et a annoncé son intention de se retirer de la Communauté suite à l'adhésion de la république autonome de Crimée à la Fédération de Russie.

À l’issue du sommet, les chefs d’État ont signé une série de documents relatifs à la police des frontières, aux migrations, à la lutte contre les trafics de drogue et le commerce des personnes, ainsi que dans le domaine du renseignement financier.

D’autre part, a été signé un accord sur la formation et la mise en œuvre d’équipes communes des services frontaliers pour des réactions rapides en cas de menace à la sécurité des frontières extérieures de la CEI.