samedi, 09 novembre 2019

Visite officielle du président Berdymoukhamedov en Italie

Le chef de l’État turkmène a effectué en Italie une visite officielle de deux jours focalisée sur les relations économiques et commerciales entre les deux pays. Preuve de l’importance de ce sujet, un grand Forum des entreprises était organisé à Milan, le jour même de son arrivée, a réuni des représentants des secteurs publics et privés turkmènes et italiens. Les participants ont notamment discuté des possibilités de développement de la coopération dans les domaines de l’énergie, de la production de gaz et de pétrole, des télécommunications, des transports et d’autres secteurs à riche potentiel. Une exposition présentant les réalisations économiques et la culture du Turkménistan s’est également tenue à Milan.

Dans le même temps, à Rome, le président Berdymoukhamedov a commencé sa visite par un petit-déjeuner de travail avec des chefs d’entreprise italiens et européens de premier plan, notamment les dirigeants des sociétés Danieli, ENI, Leonardo SpA, Maire Tecnimont, Valvitalia, Thales Alenia Space, Bonatti, SACE, Pietro Fiorentini et d’autres.

Les hommes d’affaires ont brièvement présenté les capacités de leurs entreprises et les services qu’elles peuvent fournir au Turkménistan. De son côté, le président a exposé les grandes transformations opérées au Turkménistan dans le but de réformer l’économie, ce qui a permis au pays de maintenir un rythme de développement élevé et stable. Sur les perspectives de coopération, il a noté avec satisfaction que les relations commerciales italo-turkmènes se développaient régulièrement, fondées sur des expériences positives et l’accumulation des partenariats. À titre d’exemple, le président a cité la coopération avec la société pétrolière ENI, installée au Turkménistan depuis 2008.

Le volume du commerce entre les deux pays, qui a connu une nette diminution depuis 2016 en raison de la crise économique, a amorcé une nette reprise et devrait atteindre 200 millions EUR cette année, Les échanges sont essentiellement fondés sur les équipements et composants industriels et technologiques du côté italien et sur le pétrole et les produits raffinés du côté turkmène.

Cependant, les statistiques du commerce direct ne rendent pas très bien compte de l’intensité de la coopération bilatérale dans la mesure où de nombreux produits italiens transitent et sont commercialisés par d’autres pays, notamment par la Turquie. Selon le Comité d’État turkmène des statistiques, en comptabilisant les échanges par des pays tiers, le volume du commerce entre les deux pays se serait élevé à 2,21 milliards USD en 2018, ce qui aurait fait de l’Italie le deuxième partenaire commercial du Turkménistan derrière la Chine.

En tout cas, plus de 120 grandes entreprises et PME italiennes sont présentes ou ont des intérêts au Turkménistan. Selon le président Berdymoukhamedov, l’Italie occupe cette année la 3e place dans le commerce extérieur du Turkménistan.

Les rencontres politiques de la visite, avec le Premier ministre Giuseppe Conte et, plus tard, avec le président Sergio Mattarella, ont également été dominés par l’économie et le renforcement de la coopération entre le Turkménistan et, par-delà l’Italie, l’ensemble des pays de l’Union européenne. Les parties se sont réjouies des contacts réguliers à différents niveaux qui permettent de maintenir un haut niveau de relations bilatérales. Parmi les points abordés, les parties ont convenu que la coopération dans le secteur des transports dans le contexte de la relance de la Grande Route de la Soie revêtait une importance particulière.

Un certain nombre de documents ont été signés à l’issue des négociations entre le président turkmène et le Premier ministre italien :

  • • un accord entre les deux gouvernements sur le trafic aérien ;
  • • un protocole d’accord entre les ministères de la Santé des deux pays sur la coopération dans le domaine médical ;
  • • un protocole d’accord entre les ministères chargés de la protection de l’environnement des deux pays sur la coopération dans le domaine de l’évaluation des risques, de l’adaptation et de l’atténuation des changements climatiques ;
  • • un protocole d’accord entre les ministères de l’Éducation des deux pays sur la coopération dans le domaine de l’enseignement.