mercredi, 03 décembre 2014

Ouverture de la ligne de chemin de fer Kazakhstan-Turkménistan-Iran

Les présidents du Turkménistan Gourbangouly Berdymoukhamedov, du Kazakhstan Noursoultan Nazarbaïev et d'Iran Hassan Rohani ont participé à la cérémonie d’inauguration de la ligne ferroviaire internationale qui relie leurs trois pays.

Les chefs d’État se sont rencontrés à la gare d’Akiaïla, à la frontière entre le Turkménistan et l’Iran. Dans leurs interventions, les trois présidents ont souligné l’importance que revêt, pour leurs pays respectifs, l’ouverture de cette nouvelle ligne qui doit renforcer leurs relations traditionnelles de bon voisinage et de coopération.

Le président Berdymoukhamedov a insisté sur le rôle de ce nouveau lien ferroviaire dans le cadre des couloirs de transport de l’ensemble de la région et sur le gain de temps qu’il représente dans l’acheminement du fret entre le nord et le sud de la Caspienne.

À son tour, le président Rohani a évoqué la signification historique de l’achèvement de cette grande réalisation qui permet de relier directement la région à la Russie et à la Chine, mais aussi à la Turquie, au Golfe Persique et à la Méditerranée.

De son côté, le président Nazarbaïev a mis l’accent sur les nouvelles perspectives économiques et commerciales que la ligne ouvre pour le Kazakhstan, le Turkménistan et l’Iran.

Les chefs d’État ont pris un train spécial jusqu’à la gare d’Incheboron en territoire iranien où s’est poursuivie la cérémonie.

L’accord sur la construction de la ligne a été signé en 2007 et le travail a effectivement commencé en 2009, avec l’assistance technique et financière de la Banque asiatique de Développement (ADB) et de la Banque islamique de Développement (IDB). Elle constitue une partie essentielle du couloir de transport Nord-Sud destiné à relier les réseaux ferrés de Russie et du nord du continent asiatique aux pays du Golfe Persique et du Proche-Orient par le Kazakhstan, le Turkménistan et l’Iran.

D’une longueur totale de 925 km, elle traverse le Turkménistan sur 700 km, avec un tronçon de 140 km au Kazakhstan qui permet la jonction avec le réseau ferré kazakh et un de 85 km en Iran qui rejoint les lignes iraniennes.

Selon les estimations, entre 3 et 5 millions de tonnes de fret emprunteront cette route chaque année et, dans le long terme, les capacités de transports atteindront entre 10 et 12 millions de tonnes.

Pour le Turkménistan, l’intérêt économique principal du projet est le bénéfice qu’il compte tirer du transit de fret à travers son territoire.