L’un des principaux problèmes que rencontre la construction du gazoduc Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde (TAPI) – qui transportera le gaz naturel turkmène jusqu’en Inde et au-delà, dans les pays du sud-est asiatique – est la traversée de l’Afghanistan, pays en guerre permanente depuis plus de quarante ans : révolution, guerre civile entre factions communistes dans les années 1970, intervention soviétique et guérilla islamiste, à nouveau guerre civile puis intervention internationale contre les Talibans à partir de 2001.

L’insécurité est évidemment un frein aux investissements étrangers nécessaires pour mener à bien le projet de gazoduc lancé par le Turkménistan et soutenu par les pays concernés et de nombreuses organisations internationales. Pourtant, en constituant un atout économique et financier pour l’Afghanistan, l’ouvrage permettrait de créer des conditions favorables au renforcement du développement de l’ensemble de la région.


Selon les sources officielles, le Turkménistan considère l’ONU, dont il est membre, comme une structure internationale essentielle pour préserver et consolider la paix et la sécurité internationales et pour garantir le développement durable de toutes les nations et de tous les peuples. Dans ce contexte, alors que s’ouvre la 74e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Turkménistan, en collaboration avec d’autres États membres, compte faire avancer un certain nombre de mesures concrètes visant à renforcer le rôle moteur et de coordination de l’organisation dans les affaires internationales. Et cela dans le respect des normes et des principes de sa Charte.

Pour cela, le Turkménistan bénéficie des avantages que lui confère son appartenance au Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC), au Conseil de la Conférence sur le commerce et le développement (CNUCED), au Conseil exécutif du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), au Comité exécutif du Haut-Commissariat pour les réfugiés (UNHCR), à la Commission du développement social, ainsi qu’à la Commission de la population et du développement et d’autres enceintes onusiennes.


Selon les mots de Mme Halimah Yacob, présidente de la République de Singapour, cette première visite d’État d’un président du Turkménistan dans la cité-État a revêtu l’importance d’un « jalon historique ». En accueillant son homologue Gourbangouly Berdymoukhamedov, Mme Halimah a qualifié les relations entre les deux pays d’« amicales et sans problème » depuis l’établissement des relations diplomatiques en 1996.

« Nos deux pays sont de jeunes nations confrontées à de nombreux défis communs. Ils se concentrent sur le développement économique et sur la constitution de leur capital humain », a-t-elle déclaré lors d’un banquet organisé en l’honneur du président Berdymoukhamedov.


Noursoultan, la capitale kazakhe (anciennement Astana), a accueilli une réunion des cinq pays d’Asie centrale (Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Turkménistan) et des États-Unis. Ce format « C5+1 » est un mécanisme multilatéral d'interaction mis en place en 2015. Il prévoit la tenue de rencontres de haut niveau sur une base annuelle.

Les cinq pays centre asiatiques étaient représentés par leurs ministres des Affaires étrangères, respectivement Beybout Atamkoulov pour le Kazakhstan, Tchinguiz Aïdarbekov pour le Kirghizistan, Abdoulaziz Kamilov pour l’Ouzbékistan, Sirodjidin Mukhriddin pour le Tadjikistan et Rachid Meredov pour le Turkménistan. Le sous-secrétaire d'État aux Affaires politiques, David Hale, représentait, quant à lui, les États-Unis.


Dans les régions arides et semi-arides d’Asie centrale et notamment au Turkménistan, l’eau constitue un élément essentiel du développement, principalement dans le domaine agricole mais aussi dans toutes les autres activités économiques. L’augmentation des besoins en eau courante pour la consommation, pour l’irrigation des cultures mais aussi pour l’industrie va de pair avec la croissance de chaque pays. Or, le secteur de l’eau est l’un des plus grands consommateurs d’énergie : au Turkménistan, plusieurs milliers d’unités de pompage sont nécessaires pour fournir le précieux liquide dans les champs et partout où l’on en a besoin.

L’optimisation énergétique du pompage et de la distribution de l’eau est l’objectif principal du programme « Efficacité énergétique et énergies renouvelables pour une gestion durable de l’eau au Turkménistan », élaboré conjointement par le Comité d’État pour les ressources en eau du Turkménistan et le Programme des Nations unies pour le Développement, et financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM).

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