Le Turkménistan a conservé une croissance forte en 2020, en dépit de la pandémie mondiale de SARS-CoV-2 et des restrictions de toute sorte qu’elle a engendrées. Cette résilience – qui ne manque pas de surprendre – trouve son explication dans les caractéristiques propres de l’économie turkmène, comme l’explique l’économiste Iouri Aronski, membre du Conseil de coordination de l’Union internationale des économistes, dans un article publié en janvier sur le site CentralAsia.news.

Pour commencer, il constate à quel point l'économie mondiale traverse des moments difficiles. La plupart des pays n'avaient pas eu le temps de se remettre de la crise de 2015-2017, lorsque la nouvelle épreuve mondiale de la pandémie de coronavirus est survenue à la toute fin de 2019. L'écrasante majorité des États du monde ont enregistré de graves récessions dans un certain nombre d'activités et d’industries et une baisse du PIB de l'ordre de 4 à 12 % selon les pays.


Achgabat, la capitale du Turkménistan, ville blanche au pied de la chaîne pittoresque du Kopet-Dag, frappe le visiteur par l'architecture moderne de ses bâtiments et de ses infrastructures qui lui donnent une empreinte d’apparence uniforme et, cependant, sans cesse renouvelée. La métropole en pleine croissance impressionne par ses larges avenues, la dimension de ses parcs et de ses places, ses innombrables fontaines et, la nuit tombée, par les illuminations décoratives de ses bâtiments.

Au cours des dernières années, des changements positifs ont marqué Achgabat : les quartiers et les infrastructures routières se sont étendus, les systèmes de transport urbain se sont améliorés, l'accès à Internet à haut débit est désormais courant ainsi que la téléphonie mobile avec une couverture digne des meilleures villes du monde. Quant au logement, il se développe avec la construction aussi bien d’immeubles d’habitation de grande hauteur que de cottages individuels.


Un sommet par vidéoconférence a réuni le président turkmène Gourbangouly Berdymoukhamedov et son homologue azerbaïdjanais Ilham Aliev. Les deux chefs d’État ont examiné la situation et les perspectives de développement des relations sur les plans politique, économique, commercial et socioculturel entre ces deux peuples qui partagent une communauté de valeurs historiques, culturelles et spirituelles.

Selon les participants, la coopération sur la mer Caspienne est l’un des éléments les plus importants des relations entre les deux pays. Les deux présidents ont souligné l'importance de la Convention sur le statut juridique de la mer Caspienne signée en 2018 par les cinq États riverains (Azerbaïdjan, Iran, Kazakhstan, Russie et Turkménistan) en août 2018 a été notée. Les conséquences de ce document sur la coopération multilatérale sont particulièrement importantes, notamment dans le domaine énergétique.


Le président turkmène Gourbangouly Berdymoukhamedov a effectué, le 18 janvier, une tournée d’inspection des nouveaux bâtiments en construction dans la capitale, Achgabat. À cette occasion, le chef de l’État a remarqué que, depuis de nombreuses années, le Turkménistan coopère efficacement avec la société Bouygues Bâtiment International, qui a largement contribué à donner au pays un nouveau visage architectural par la construction de diverses installations administratives, sociales, culturelles et sportives.

La coopération avec cette société et de nombreuses autres grandes entreprises françaises est le reflet des liens étroits qui se sont tissés entre le Turkménistan et la France. Pour Achgabat, les relations entre les deux pays se distinguent par un niveau élevé de coopération commerciale, économique et socioculturelle.


Le président Berdymoukhamedov et son homologue afghan, Mohammad Ashraf Ghani ont participé par vidéoconférence à l’inauguration de nouvelles infrastructures entre leurs deux pays. Le chef de l’État turkmène se trouvait à Türkmenabat et celui de l’Afghanistan à Kaboul.

Les installations lancées à cette occasion sont au nombre de trois : une ligne ferroviaire entre les gares afghanes d’Akina et d’Andkhoy, construite par les cheminots turkmènes, une ligne électrique de 500 kV entre Kerki (Turkménistan) et Shibergan (Afghanistan) et une ligne de communication à fibre optique sur le trajet Imamnazar-Akina-Serhetabat-Torghundi. Ces nouvelles infrastructures permettent une nette augmentation des capacités des deux pays en matière d'interaction dans les domaines du transport et du transit, de l’énergie et des communications.