Par-delà les livraisons de matières premières brutes, le complexe pétrolier et gazier du Turkménistan vise à diversifier et augmenter les exportations de produits à forte valeur ajoutée fabriqués par l’industrie nationale de transformation des hydrocarbures.

Les autorités du pays sont particulièrement actives dans la recherche de nouveaux itinéraires de transport de produits énergétiques et d’amélioration des routes existantes. Ainsi, le sommet trilatéral par vidéoconférence qui s’est tenu début juillet entre les présidents d’Afghanistan, d’Azerbaïdjan et du Turkménistan a permis d’aborder les questions du renforcement des liens économiques et commerciaux entre les trois voisins. Une attention particulière a été accordée au développement du corridor de transport Lapis-Lazuli (Afghanistan-Turkménistan-Azerbaïdjan-Géorgie-Turquie) qui permettra aux pays participants de diversifier leur accès aux marchés commerciaux régionaux et continentaux.


Parmi les priorités de la politique conduite par le gouvernement turkmène, la plus importante est sans conteste l’utilisation efficace du potentiel de l'industrie pétrolière et gazière. Lors d'une réunion élargie du Cabinet des ministres tenue récemment, le président Berdymoukhamedov a donné des instructions visant à améliorer encore les activités des entreprises pétrolières et énergétiques, augmenter la production et le traitement du pétrole et du gaz naturel, introduire les technologies numériques modernes et élargir la coopération internationale dans le secteur de l'énergie.

Parmi les tâches clés figure le développement des blocs d’hydrocarbures offshore dans le secteur turkmène de la mer Caspienne et l’exploitation des gisements de pétrole récemment découverts dans le Turkménistan occidental. Pour cela, il convient d’attirer activement les investissements étrangers et la participation d'entreprises étrangères expérimentées.


Une première réunion en ligne au format Chine-Asie centrale (C+C5) et au niveau des chefs de la diplomatie des six pays s’est tenue le 16 juillet dernier. Selon les autorités de Pékin, elle a permis aux participants de constater leur communauté de vues sur un certain nombre de domaines et de décider de la transformation des pourparlers à six en une plateforme régulière.

Le Turkménistan était représenté par le vice-président du Cabinet et ministre des Affaires étrangères Rachid Meredov. Les autres participants étaient ses homologues de la République populaire de Chine, Wang Yi ; du Kazakhstan, Mukhtar Tleuberdi ; du Kirghizistan, Chinguiz Aïdarbekov ; de l'Ouzbékistan, Abdulaziz Kamilov ; et du Tadjikistan, Sirodjidine Mukhriddine.


Le secteur de la chimie et des polymères du Turkménistan a connu, ces dernières années, une dynamique de développement particulièrement favorable. Sa progression repose sur d’importants investissements publics et privés, ainsi que sur la capacité de production croissante du secteur public et des entreprises privées du pays.

Les résultats économiques du premier semestre 2020, rendus publics lors de la réunion du Cabinet des ministres du 3 juillet dernier, ont montré une bonne résistance du Turkménistan à l’impact négatif de la crise mondiale provoquée par la pandémie de coronavirus. L’industrie de la chimie et des polymères a non seulement fait preuve d’une résilience particulière, mais elle a obtenu des résultats très positifs grâce au soutien d’une politique gouvernementale destinée à accélérer sa croissance.


Une mission consultative du bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Europe, dirigée par le Dr Catherine Smallwod, a effectué une visite au Turkménistan, du 6 au 15 juillet, dans le but d’évaluer la politique turkmène de prévention de la pandémie de SARS-CoV-2.

Au cours de leur séjour, les spécialistes de l’OMS ont inspecté les établissements de santé de plusieurs provinces et tenu des réunions avec les représentants des services de santé, des membres du gouvernement et d’autres responsables. Lors d’une conférence de presse tenue le dernier jour de leur séjour dans le pays, les membres de la mission ont approuvé les mesures prises par Turkménistan, tout en appelant à la prudence.