Le Turkménistan s'est engagé depuis plusieurs années dans une politique de transfert vers le privé d’une partie des biens de l’État. Rappelons que, pendant la période soviétique, à l’exception de quelques coopératives de travailleurs, la plupart des entreprises, comme la terre et l’essentiel du parc immobilier, appartenaient à l’État. La privatisation apparaissait comme une condition sine qua non pour favoriser l’esprit d’entreprise, créer des conditions pour attirer des investissements et développer une économie de marché efficace. Au Turkménistan, la loi « sur la dénationalisation et la privatisation des biens de l’État » a jeté la base juridique, économique et organisationnelle d’un vaste mouvement de transfert de la propriété étatique.

La loi repose sur deux concepts de base : la « dénationalisation », c’est-à-dire la transformation d’une entreprise publique en une société par actions ou une entreprise d’une autre forme juridique, dont le fondateur – ou l’un des fondateurs – est l’État ; la « privatisation », c’est-à-dire le transfert de biens appartenant à l’État à la propriété de particuliers et/ou d’entités juridiques non publiques.


En dépit de la diminution mondiale de la demande en hydrocarbures provoquée par le ralentissement de l’activité économique dans de nombreux pays en raison de la pandémie du SARS-CoV-2, le complexe pétrolier et gazier demeure un secteur stratégique de l’économie du Turkménistan. Les analystes s’accordent sur le fait que les besoins en énergie fossile retrouveront leur niveau d’avant l’épidémie et que le développement des économies d’Asie, notamment chinoise, mais aussi pakistanaise, indienne et des pays du sud-est asiatique, dopera la demande de gaz turkmène.

Comme les hydrocarbures constituent l’une des principales ressources naturelles du Turkménistan, les industries pétrolière et gazière d’extraction et de transformation sont considérées par les autorités non seulement comme un moyen d’assurer l’indépendance énergétique et la sécurité du pays, mais encore comme un socle solide pour son progrès et sa prospérité.


Dans le but de développer son industrie, de diversifier son économie et d’équilibrer son commerce extérieur, le gouvernement du Turkménistan a lancé un programme de substitution des importations en soutenant la production d’une large gamme d’articles pouvant avantageusement remplacer des articles d’importation parce que qualité équivalente et moins chers.

Il s’agit aussi, par ce biais, de soutenir l’introduction de mécanismes de marché, la création d’entreprises privées et la génération d’innovations. Le programme permet également d’augmenter le rôle des entrepreneurs dans la modernisation structurelle de l’économie et de renforcer l’industrie du pays.


Les deux villes homonymes de Sarakhs, de part et d’autre de la frontière entre le Turkménistan et l’Iran, sont désormais reliées par un nouveau pont routier. En raison de la situation sanitaire mondiale, c’est par vidéoconférence que les responsables des deux pays ont célébré la mise en service de l’ouvrage. La partie turkmène était dirigée par le ministre de la Construction et de l’Architecture, Rakhym Gandymov, et la délégation iranienne par le ministre des Routes et du Développement urbain Mohammad Eslami.

Après avoir noté l’importance du développement des itinéraires de transport dans la période actuelle, les parties se sont félicitées de l’ouverture du nouveau pont routier, résultat d’une activité commune et coordonnée entre les deux pays. Cette réalisation est ainsi le symbole du renforcement de la coopération bilatérale dans le domaine du transport.


Achgabat a accueilli une grande foire-exposition internationale à l’occasion de la Journée du tapis turkmène, célébrée traditionnellement le dernier dimanche de mai. Cette fête, créée en reconnaissance de l’art turkmène unique du tissage de tapis à la main, est devenue l’un des exemples les plus brillants de la créativité du pays et du talent de ses maîtres artisans.

La foire-exposition, organisée par l’association d’État Turkmenhaly (Tapis turkmènes) et la Chambre de Commerce et d’Industrie du Turkménistan, a permis une nouvelle fois de mettre à l’honneur les chefs-d’œuvre du tissage qui reflètent, chacun à sa manière, la vision du monde des Turkmènes et leur fierté du passé projetée vers l’avenir. Il convient de noter que les principaux motifs des tapisseries – les guls – sont devenus des éléments à part entière des symboles de l’État et représentent l’unité du pays.