Comme tous les ans à la veille de la Fête de l’Indépendance, les réalisations et accomplissements de l’économie turkmène font l’objet d’une grande exposition organisée par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Turkménistan. Cette année, cette grande manifestation est plus particulièrement dédiée à la diversification économique, à la substitution des importations et à l’augmentation des exportations, sans oublier l’accélération de la modernisation des procédés de production.

De nombreux stands sont consacrés au développement du pays dans les secteurs clés de l’industrie, de l’énergie électrique, des hydrocarbures, de la construction et du bâtiment, des transports et des communications, de l’industrie textile, ainsi que d’autres domaines économiques.


L’urée, ou carbamide, l’un des principaux engrais azotés, va être produite à partir de gaz naturel dans la nouvelle usine qui vient d’être inaugurée par le président Gourbangouly Berdymoukhamedov dans la ville de Garabogaz, province de Balkan, sur la côte de la mer Caspienne, à quelque 200 km au nord de Türkmenbaşy.

Lancée en août 2014, la construction de l’usine Garabogazkarbamid, filiale du consortium Turkmenkhimia, a nécessité un investissement de 1,3 milliard USD a été réalisée par un consortium turco-japonais constitué par les entreprises Gap Inşaat et Mitsubishi Corporation.

Cette unité de production unique en son genre en Asie centrale dispose des équipements les plus modernes en provenance du Danemark, des États-Unis, d’Italie et des Pays-Bas.


Faire revivre les pistes de la Grande Route de la Soie au travers d’une compétition automobile, telle a été l’origine du rallye international Amoul-Khazar-2018 qui vient de se terminer. Sur plus de 1 500 km en 5 étapes, les participants ont affronté les terrains désertiques du Karakoum entre l’ancienne ville d’Amoul, sur les berges de l’Amou-Daria, jusqu’à l’actuel Türkmenbaşy sur les rives de cette mer Caspienne qui portait jadis le nom de Khazar.

La compétition, la plus importante course hors route d’Asie, a réuni quatre-vingt équipages professionnels et amateurs en provenance de France, d’Espagne, de Russie, de Biélorussie, d’Arabie Saoudite, de la République tchèque, du Royaume-Uni et d’autres pays. Le Turkménistan a présenté 15 équipes dans différentes catégories.


Le 5 septembre, Gilles Rémy, président de la CCFT, est intervenu en séance plénière au nom des milieux d'affaires français actifs au Turkménistan. Il a souligné l'expérience et les réalisations uniques des entreprises françaises notamment dans les secteurs de la construction et du secteur spatial.
Organisé par l'Union des Entrepreneurs du Turkménistan, ce forum a démontré la croissance du secteur privé dans ce pays et du soutien dont il bénéficie de la part de l'Etat. Il a permis de multiplier les contacts d'affaires entre des dizaines d'entreprises européennes et turkmènes avec la participation des instances européennes et de la BERD.

Lire le discours : Français | Anglais | Russe

 


Le Turkménistan, au cœur de la Grande Route de la Soie, un ouvrage original et richement illustré de Gourbangouly Berdymoukhamedov, publié avec le concours le Chambre de Commerce France-Turkménistan.

 

Les cités d’Amoul et de Merv, de Kounia-Ourguentch et de Nisa, le fleuve Jihoun et la mer Khazar, les savants et les sages anciens, les héros et les princesses, les califes et les vizirs, les marchands et les explorateurs, les cheikhs musulmans et les sages soufis, sans oublier les êtres légendaires : les magiciennes péris, les devs, ces géants anthropophages, ou encore les dragons ajdarkha

L’ouvrage du président Berdymoukhamedov, qui vient de paraître en français, nous invite à une plongée inédite au cœur de l’histoire méconnue du Turkménistan, mais aussi de ses contes et légendes, et des mythes fondateurs de la très riche culture turkmène qui plonge ses racines jusque dans l’Antiquité.

La Grande Route de la Soie n’était pas une voie unique mais un ensemble de pistes et de chemins que sillonnaient les caravanes marchandes. Elles allaient, du pas mesuré des chameaux, de la Chine jusqu’à la Méditerranée et, pour la plupart, traversaient le territoire de l’actuel Turkménistan. Des villes naissaient et se développaient à l’emplacement des gués des fleuves, des points de passage et des grands carrefours marchands, jusqu’à des tailles parfois considérables : au Moyen Âge, la cité de Merv a pu atteindre un million d’habitants.