Achgabat a accueilli la première réunion du Groupe de travail interagences du Projet régional Nexus pour l’Asie centrale pour le Turkménistan, sous les auspices du Comité exécutif du Fonds international pour le sauvetage de la mer d’Aral (IFAS), dont le Turkménistan assure la présidence tournante, et du ministère des Affaires étrangères du pays.

Le travail sur le projet, dans cette partie du monde, est coordonné par le Centre environnemental régional pour l’Asie centrale (CAREC) et l’Union internationale pour la Préservation de la nature et des ressources naturelles (IUCN). Des groupes de travail interagences ont été établis au Kazakhstan, au Kirghizistan, en Ouzbékistan, au Tadjikistan et au Turkménistan, en partenariat avec l’IFAS.


Centre scientifique de technologie médicale Otto Bock, à BerlinBerlin a accueilli, les 5 et 6 mars, le 7e Forum turkméno-allemand de la Santé. La rencontre a permis aux spécialistes médicaux des deux pays d’étudier les résultats de leur coopération bilatérale et de trouver des voies pour la développer.

Ces forums sont organisés régulièrement depuis 2011 dans le cadre d’un Accord de coopération conclu entre le ministère turkmène de la Santé et de l’Industrie médicale, et le ministère fédéral allemand de la Santé. Ils constituent un cadre privilégie pour assurer un suivi régulier des missions entreprises et dégager de nouvelles perspectives d’entente dans tous les domaines de la santé publique et de la recherche médicale.

L’un des principaux objectifs des rencontres est, évidemment, de permettre une modernisation adéquate du système de santé du Turkménistan par l’introduction de technologies et d’équipements avancés, ainsi que la formation du personnel médical et des spécialistes techniques hautement qualifiés nécessaires.


Avec le lancement de la construction du tronçon afghan du gazoduc TAPI (Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde), en février dernier, ce projet colossal destiné à fournir les pays traversés en gaz naturel turkmène s’est enfin ancré dans le réel. Dans cet article (en anglais), M. Gilles Rémy, président de CIFAL, examine les avantages économiques et politiques – mais aussi les risques – que le nouveau gazoduc apportera aux pays concernés, ainsi que les implications pour l’Union européenne et la Russie. Voir l'article

TAPI Gas Pipeline: A Strategic Project Contributing to Peace and Stability in Central and South Asia

 


Au cours d’une cérémonie officielle en présence du président Gourbangouly Berdymoukhamedov, la construction de la section afghane du gazoduc Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde (TAPI) a été lancée officiellement à Serhetabat, province de Mary, à la frontière sud du Turkménistan, puis à Herat, en Afghanistan, par la jonction des segments turkmène, en voie d’achèvement, et afghan, dont la réalisation commence.

Dans le même temps, les connexions de deux autres projets ont été lancées. Ils vont suivre l’itinéraire du gazoduc pour créer un corridor énergique et d’information unique dans cette partie du monde. Il s’agit du projet TAP500, une ligne de transfert d’électricité du Turkménistan vers l’Afghanistan et le Pakistan, et du projet de liaison par fibre optique TAP, d’abord entre ces trois pays puis, dans un deuxième temps, jusqu’en Inde. La cérémonie s’est complétée par l’ouverture de la ligne de chemin de fer modernisée entre Serhetabat (Turkménistan) et Torghondi (Afghanistan) : 13 km qui vont permettre d’augmenter considérablement le trafic de marchandises entre les deux pays.


Dans cet article publié dans le numéro spécial Perspectives 2018 de la revue Entreprendre à l’international (février/mars 2018), Gilles Rémy, P.-D.G. du Groupe CIFAL, vice-président de la commission Eurasie des CCE et président de la Chambre de Commerce France-Turkménistan, a apporté sa vision de la situation économique dans la zone Asie centrale-Caucase et des perspectives que cela ouvre pour la France.

Texte : L’année 2017 aura été une année de reprise pour la région Asie centrale-Caucase. Après une phase morose sur le plan économique, la croissance est repartie, tirée par la hausse du prix des hydrocarbures. Dans la majorité des pays de la région, cette croissance dépasse la moyenne mondiale estimée à 3,5 % en 2017. De zone enclavée, la région passe au statut de corridor des échanges Europe-Asie au cœur des routes de la soie. La coopération interrégionale, si faible depuis l’indépendance de ces États, profite aujourd’hui de l’impulsion de la Chine et d’une nouvelle vision de dirigeants arrivés au pouvoir au cours des deux dernières décennies.

Les échanges diplomatiques et économiques intra régionaux ont connu une dynamique nouvelle au cours de l’année écoulée avec, comme traduction concrète pour les populations, la reprise des vols entre plusieurs capitales. Ce qui peut paraître banal d’un point de vue européen n’était pourtant pas évident dans une région où chacun de ces États nouvellement indépendants a privilégié jusqu’alors l’affirmation de sa souveraineté.