Pour le Turkménistan, point de passage essentiel du corridor de transport Nord-Sud, la diversification des liaisons ferroviaires est une priorité pour son économie. À l’époque soviétique, les voies de transport étaient tournées vers la Russie avec laquelle s’effectuait l’essentiel des échanges. Achgabat a mis à profit cette caractéristique du passé pour prendre l’initiative de la ligne de chemin de fer qui relie le Kazakhstan à Iran via le Turkménistan, maillon essentiel de la grande voie commerciale terrestre destinée à relier le nord de l’Europe et la Russie aux pays du golfe Persique.

Désormais pourtant, les grandes lignes de transport se feront de plus en plus d’est en ouest, de l’Asie vers l’Europe, et réciproquement. Des liaisons de la Chine vers l’Europe du Nord existent déjà, via le Kazakhstan et la Russie, mais elles contournent l’essentiel de l’Asie centrale alors que cette dernière à un rôle important à jouer dans le projet chinois de Nouvelle Route de la Soie dont le coût est estimé à mille milliards USD.


Au cours de la dernière réunion du Cabinet des ministres de l’année 2017, le président Gourbangouly Berdymoukhamedov a dressé le bilan de l’année écoulée et des réalisations accomplies par le Turkménistan au cours des douze derniers mois.

Le chef de l’État a évoqué d’abord le contexte international et la crise qui se poursuit et affecte sérieusement l’économie mondiale. En dépit des prévisions positives du Fonds monétaire international (FMI) pour les années 2017-2018, le taux de croissance demeure bas dans de nombreux pays.

Dans ce contexte défavorable, le gouvernement turkmène a adopté les mesures et les programmes nécessaires pour prévenir toute réduction du niveau de vie de la population, a précisé le président. Le pays est parvenu à s’adapter aux conditions extérieures compliquées, notamment à la réduction des prix du pétrole et du gaz naturel (dont il est l’un des principaux producteurs mondiaux) et à la baisse de l’activité économique de ses partenaires commerciaux.


Le consortium d’État Turkmengaz, par l’intermédiaire de son Institut de recherche scientifique sur le gaz naturel, travaille à l’amélioration technique des méthodes d’extraction et de diversification de la production de gaz turkmène.

L’Institut est chargé de mener des études et de mettre au point des méthodes susceptibles de soutenir les opérations d’exploration géologique et de forage, mais aussi de transport du gaz. Il assure aussi la conception de procédés de lutte contre la corrosion de l’équipement, des diagnostics destinés à améliorer les infrastructures techniques, ainsi que d’autres tâches dans le même domaine.

Les spécialistes de l’Institut ont ainsi mis au point des méthodes scientifiquement fondées pour soutenir le Programme de développement de l’industrie gazière et pétrolière jusqu’en 2030, approuvé par le Cabinet des ministres. Selon le directeur, le professeur en géologie et minéralogie Moukhammedour Halylov, les objectifs assignés à son établissement sont pluriels.


De 2018 à 2024, le Turkménistan va consacrer 1,3 milliard de manats (quelque 635 millions d’euros) d’investissements au secteur spatial du pays. Ces fonds sont destinés à la création et au lancement en orbite d’un deuxième satellite artificiel destiné en particulier à l’étude de la surface terrestre. Une partie permettra aussi de renforcer de manière significative les infrastructures de contrôle et d’analyse des données, la formation du personnel et le travail scientifique dans le domaine spatial.

Le programme est un développement direct des directives présidentielles énoncées en octobre dernier devant le Conseil des Anciens : parmi les tâches principales du pays figurait le renforcement des technologies spatiales de pointe dans le but de renforcer différents secteurs de l’économie du pays.


Comme tous les ans, la saison des fêtes de fin d’année a débuté au Turkménistan par l’allumage des décorations des arbres du Nouvel An disposés au cœur de toutes les villes et villages du pays, à commencer par le principal, celui de la capitale Achgabat.

Ce sont des milliers d’enfants réunis sur la vaste esplanade devant le Centre culturel Alem (« Univers ») qui ont poussé Ayaz Baba (l’équivalent du Père Noël) à donner le coup de baguette magique qui a éclairé les feux multicolores du gigantesque sapin et des illuminations de la ville tout entière.

Au même moment, toutes les guirlandes de fête se sont animées dans toutes les places centrales de l’ensemble des localités du pays.