Lors du Premier Forum économique de la Caspienne, à Avaza en août dernier, des responsables turkmènes et russes ont engagé des négociations dans le but de créer, d’ici 2020, un service de tourisme entre les deux pays par la mer Caspienne.

Le projet consiste à organiser des croisières vers les destinations les plus populaires situées le long des côtes de la Russie et du Turkménistan, mais aussi des autres pays caspiens. Selon Igor Babouchkine, le gouverneur par intérim de la région d’Astrakhan, le résultat est proche. « Certaines options pour les itinéraires prévus sont déjà développées » a-t-il déclaré dans une interview à l’agence russe RIA Novosti.

Il a notamment cité le principal d’entre eux qui ferait le tour de cette mer fermée, d’Astrakhan à Astrakhan avec des escales à Aktaou (Kazakhstan), Türkmenbaşy (Turkménistan), Bakou (Azerbaïdjan) et Makhatchkala (Daghestan – Fédération de Russie).


Au cours d’une réunion avec le président de la Banque centrale du Turkménistan, Merdan Annadourdiev, et le président du conseil d’administration de la Banque d’État pour les affaires économiques extérieures (SBFEA, selon les initiales anglaises), Rakhimberdy Jepbarov, le président Berdymoukhamedov s’est penché sur la situation de leurs établissements. Après avoir écouté leurs rapports, le chef de l’État a émis une série d’instructions pour améliorer l’efficacité du secteur bancaire.

Dans ses grandes orientations, le président a indiqué que parmi les tâches prioritaires figuraient le maintien du niveau des indicateurs macroéconomiques, une inflation faible, la stabilité du taux de change du manat et la diminution des paiements en espèces. Il a également souligné la nécessité d’accélérer le processus de numérisation de l’économie nationale et insisté sur la nécessité de créer un environnement économique fondé sur l’innovation, une industrialisation accélérée et un accroissement de la présence turkmène sur les marchés mondiaux.


Alors que le Turkménistan cherche à favoriser le secteur privé et s’ouvre de plus en plus aux investissements étrangers, il est intéressant de se pencher brièvement sur la structure de la propriété foncière et les possibilités d’utilisation des terres dans le pays.

Au Turkménistan, comme dans presque tous les pays issus de l’ancienne Union soviétique, la propriété des sols appartient à l’État, à l’exception des parcelles cultivées par les citoyens qui leur sont acquises. Cependant, dans le cadre de la législation turkmène, des terres peuvent être cédées définitivement à des particuliers turkmènes ou à long terme à des personnes morales turkmènes et étrangères, ainsi qu’à des organisations internationales ou des États étrangers.


L’un des principaux problèmes que rencontre la construction du gazoduc Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde (TAPI) – qui transportera le gaz naturel turkmène jusqu’en Inde et au-delà, dans les pays du sud-est asiatique – est la traversée de l’Afghanistan, pays en guerre permanente depuis plus de quarante ans : révolution, guerre civile entre factions communistes dans les années 1970, intervention soviétique et guérilla islamiste, à nouveau guerre civile puis intervention internationale contre les Talibans à partir de 2001.

L’insécurité est évidemment un frein aux investissements étrangers nécessaires pour mener à bien le projet de gazoduc lancé par le Turkménistan et soutenu par les pays concernés et de nombreuses organisations internationales. Pourtant, en constituant un atout économique et financier pour l’Afghanistan, l’ouvrage permettrait de créer des conditions favorables au renforcement du développement de l’ensemble de la région.


Selon les sources officielles, le Turkménistan considère l’ONU, dont il est membre, comme une structure internationale essentielle pour préserver et consolider la paix et la sécurité internationales et pour garantir le développement durable de toutes les nations et de tous les peuples. Dans ce contexte, alors que s’ouvre la 74e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Turkménistan, en collaboration avec d’autres États membres, compte faire avancer un certain nombre de mesures concrètes visant à renforcer le rôle moteur et de coordination de l’organisation dans les affaires internationales. Et cela dans le respect des normes et des principes de sa Charte.

Pour cela, le Turkménistan bénéficie des avantages que lui confère son appartenance au Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC), au Conseil de la Conférence sur le commerce et le développement (CNUCED), au Conseil exécutif du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), au Comité exécutif du Haut-Commissariat pour les réfugiés (UNHCR), à la Commission du développement social, ainsi qu’à la Commission de la population et du développement et d’autres enceintes onusiennes.