Une visite au lac Altyn Asyr (« Âge d’Or »), la cinquième plus grande étendue artificielle d’eau au monde, a permis au président Gourbangouly Berdymoukhamedov d’exposer l’une des clés de la politique du Turkménistan dans la région centrasiatique : la diplomatie de l’eau.

Au cours de ce déplacement dans la province de Balkan, le président turkmène était accompagné par des membres de son cabinet et du gouvernement ainsi que par les responsables des antennes des organisations internationales basées dans le pays et des chefs de plusieurs missions diplomatiques. Ainsi Mmes Elena Panova, coordinateur résident des Nations unies au Turkménistan, Natalia Guerman, chef du Centre régional pour la diplomatie préventive en Asie centrale, Natalia Drozd, chef du centre de l’OSCE à Achgabat, Natia Natsvlichvili, représentante au Turkménistan du Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD), Shahin Nilofer, représentante de l’UNICEF, et Paulina Karvocska, directeur du bureau local de l’OMS, mais aussi le chargé d’affaires de l’Union européenne, Lubomir Frebord ont pu constater de visu la transformation du désert de Karakoum provoquée par ce lac d’une dimension inédite alimenté par les eaux d’irrigation des champs agricoles à travers le pays.


À Achgabat, le président Gourbangouly Berdymoukhamedov, a reçu son homologue afghan, Mohammad Ashraf Ghani, arrivé en visite officielle. Les deux dirigeants ont eu des entretiens, d’abord en tête à tête puis élargis à leurs délégations. Le point clé de la rencontre a été la signature d’un traité de coopération stratégique entre le Turkménistan et l’Afghanistan.

Les négociations ont porté sur les domaines principaux de la coopération entre les deux pays voisins, en mettant l’accent sur l’énergie, l’électricité, les transports et communications, le commerce, la culture et l’éducation. Les échanges ont notamment porté sur la construction du gazoduc TAPI (Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde) ainsi que sur l’établissement de lignes électriques et de communication par fibre optique sur le parcours du gazoduc entre le Turkménistan et le Pakistan, via l’Afghanistan.


La grande salle de conférences du siège de la Deutsche Bank, à Berlin, a accueilli un forum d’affaires germano-turkmène qui a permis aux hommes d’affaires allemands de se familiariser avec la situation au Turkménistan pour envisager de nouvelles relations commerciales et économiques en diversifiant celles qui existent déjà.

Au cours des rencontres et des tables rondes, la délégation turkmène a pu fournir à ses partenaires allemands des informations détaillées sur les principales orientations du développement de l’économie du Turkménistan. Les conversations étaient appuyées par une exposition d’articles et produits de fabrication turkmène. Les principales entreprises publiques et privées du pays étaient représentées et leurs stands ont attiré l’attention des participants aux sessions et du public de la capitale allemande.


Par la voix de l’un de ses porte-parole, la compagnie aérienne turkmène a expliqué les raisons de l’arrêt provisoire de ses vols vers l’Union européenne après la suspension de sa licence par l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) à compter du 4 février 2019.

Le problème est exclusivement administratif et la qualité et la sécurité des Boeing de la compagnie ne sont pas en cause : les avions respectent pleinement les normes de l’AESA et leur maintenance et convenablement assurée, comme le confirment les sociétés étrangères chargées du contrôle de la flotte aérienne turkmène.

L’interdiction provisoire a été provoquée par une divergence entre les systèmes européen et américain de détermination de la sécurité des appareils. En Europe, l’historique complet de l’avion doit être enregistré à partir de sa sortie d’usine. Aux États-Unis, c’est à partir de la date d’achat au fabricant. Comme le parc de Turkmenistan Airlines se compose exclusivement d’avions américains (vingt Boeing 737, 757 et 777), la compagnie a jusqu’à présent enregistré leur historique selon les règles américaines.


Dans le cadre d’une tournée en Asie centrale, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a effectué une visite de travail au Turkménistan les 5 et 6 février. Il s’est entretenu avec son homologue turkmène, le vice-président du Cabinet Rachid Meredov. Il a également été reçu par le président Gourbangouly Berdymoukhamedov.

Les entretiens ont été dominés par le développement des relations entre les deux pays, notamment dans le domaine de l’énergie. À leur issue, le ministre russe a déclaré que les questions relatives à la coopération dans le secteur pétrolier et gazier seraient examinées lors d’une réunion de la commission intergouvernementale russo-turkmène qui se tiendra à une date prochaine.