La tradition veut que les coursiers de race akhal-teke soient au centre de toutes les attentions lors de la Journée du cheval turkmène qui est célébrée annuellement, le dernier dimanche d’avril. En fait, les festivités durent plus d’une semaine et comprennent des manifestations diverses qui culminent par les courses hippiques au Centre équestre national près d’Achgabat, en présence du président Berdymoukhamedov.


Le cabinet juridique Squire Patton Boggs a efficacement défendu l’État turkmène dans deux procédures d’arbitrage devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) qui dépend de la Banque mondiale. Les deux affaires opposaient au Turkménistan l’investisseur turc Lotus Holding Anonim Sirketi et la société allemande Unionmatex Industrieanlagen GmbH.

Dans la première affaire, le tribunal a rendu un jugement rejetant tous les griefs contre le Turkménistan que présentait l’investisseur turc en se fondant sur la charte de l’énergie et le traité d’investissement bilatéral Turquie-Turkménistan pour réclamer 80 millions EUR de dommages et intérêts. Le litige portait sur la construction de deux centrales électriques et d’une raffinerie au Turkménistan pour un montant total de 1,5 milliard USD.


Perspectives économiques

Les prévisions de croissance, formulées avant la crise du Covid-19, tablaient sur un ralentissement à 6,0 % en 2020 et 5,8 % en 2021, en raison d’un ralentissement de la production et des exportations d’hydrocarbures (figure 6). Du côté de l’offre, l’industrie devrait croître de 6 % à 7 %, reflétant des gains dans la transformation agricole, l’industrie légère et les produits alimentaires, les matériaux de construction et les produits chimiques, tous des domaines ciblés pour le remplacement des importations. Le gouvernement ayant annoncé son soutien aux agriculteurs, l’agriculture devrait croître de 4 % au cours des deux années, tandis que la croissance des services devrait ralentir pour s’établir à 5 %-6 %, en fonction d’un prévisible ralentissement de la demande intérieure.


Le fait qu’il n’y ait, à ce jour au Turkménistan, aucun cas confirmé de contamination au coronavirus, ne manque pas d’intriguer la presse internationale. Pourtant, selon les autorités turkmènes, les raisons en sont simples : elles seraient même évidentes pour ceux qui connaissent le mode de vie turkmène et l’observent de l’intérieur. Les médias officiels mettent en avant quatre d’entre elles.

La première est que le pays a agi rapidement en fermant ses frontières de manière à protéger le territoire national contre le virus qui, comme on le sait, se transmet principalement par contact ou proximité. Le système d’entrées et sorties du territoire turkmène, déjà sévère en temps normal, a été renforcé par un régime de dépistage et de quarantaine à tous les postes frontaliers.


Dans son rapport sur l’évolution économique des pays asiatiques, Asian Development Outlook (ADO) 2020, qui vient d’être publié, la Banque asiatique de développement (BAD) consacre un chapitre au Turkménistan en dressant le bilan de l’année écoulée et dessinant les perspectives futures.

Les auteurs du rapport ont constaté en 2019 une accélération de la production d’hydrocarbures qui a légèrement stimulé la croissance. L’inflation est restée à deux chiffres et le déficit budgétaire est marginal. Cette année et en 2021, la croissance devrait ralentir, avec une baisse correspondante de l’inflation. En revanche, des importations importantes pour alimenter les projets d’investissement du gouvernement devraient creuser le déficit en 2020 et 2021. Des risques sont envisageables, compte tenu du probable ralentissement économique mondial provoqué par la pandémie de Covid-19 et d’une chute des prix des matières premières. Une vaste réforme est donc nécessaire pour diversifier les exportations et atténuer la vulnérabilité aux chocs des prix des produits de base.