Le fait qu’il n’y ait, à ce jour au Turkménistan, aucun cas confirmé de contamination au coronavirus, ne manque pas d’intriguer la presse internationale. Pourtant, selon les autorités turkmènes, les raisons en sont simples : elles seraient même évidentes pour ceux qui connaissent le mode de vie turkmène et l’observent de l’intérieur. Les médias officiels mettent en avant quatre d’entre elles.

La première est que le pays a agi rapidement en fermant ses frontières de manière à protéger le territoire national contre le virus qui, comme on le sait, se transmet principalement par contact ou proximité. Le système d’entrées et sorties du territoire turkmène, déjà sévère en temps normal, a été renforcé par un régime de dépistage et de quarantaine à tous les postes frontaliers.


Dans son rapport sur l’évolution économique des pays asiatiques, Asian Development Outlook (ADO) 2020, qui vient d’être publié, la Banque asiatique de développement (BAD) consacre un chapitre au Turkménistan en dressant le bilan de l’année écoulée et dessinant les perspectives futures.

Les auteurs du rapport ont constaté en 2019 une accélération de la production d’hydrocarbures qui a légèrement stimulé la croissance. L’inflation est restée à deux chiffres et le déficit budgétaire est marginal. Cette année et en 2021, la croissance devrait ralentir, avec une baisse correspondante de l’inflation. En revanche, des importations importantes pour alimenter les projets d’investissement du gouvernement devraient creuser le déficit en 2020 et 2021. Des risques sont envisageables, compte tenu du probable ralentissement économique mondial provoqué par la pandémie de Covid-19 et d’une chute des prix des matières premières. Une vaste réforme est donc nécessaire pour diversifier les exportations et atténuer la vulnérabilité aux chocs des prix des produits de base.


Même si certains pays, comme le Turkménistan, semblent encore échapper à l’épidémie de SARS-Cov-2, les dommages économiques qu’elle crée à l’échelle mondiale sont considérables. C’est la raison pour laquelle les autorités turkmènes ont décidé de ne pas attendre pour réfléchir aux meilleurs moyens de réparer les dommages potentiels que pourrait subir son économie.

Une réunion du Cabinet des ministres, sous la direction du président Berdymoukhamedov, s’est penché sur le problème et lancé un travail d’identification des secteurs économiques forts qui ne sont que peu ou pas affectés par les tensions internationales provoquées par la pandémie, de manière à s’appuyer sur eux pour permettre à l’ensemble de l’économie de mieux résister à la situation.


L’Union des Industriels et Entrepreneurs du Turkménistan (UIET) s’est engagée dans la tâche de mettre au point un programme de travail pour 2020, destiné à tenir compte de la nouvelle loi d’octobre 2019 régissant l’organisme patronal.

Parmi les soixante points étudiés, l’un des principaux est l’adoption d’un nouveau règlement sur l’admission à l’UIET de personnes physiques et morales exerçant des activités à l’étranger, comme l’autorise la nouvelle loi. En effet, son article 7 dispose que les parties étrangères engagées dans des activités entrepreneuriales au Turkménistan, sur la base d’une forme mixte de propriété, peuvent être membres de l’Union et agir en conséquence.


La semaine dernière s’est tenue la 9e session parlementaire de la 6e législature. Les députés du Mejlis ont adopté de nouvelles lois et actes juridiques sous la présidence de Mme Goulchat Mamedova et en présence de plusieurs membres du gouvernement.

Le principal texte à être adopté est la loi sur les documents électroniques, leur gestion électronique et les services numériques. Comme le rapporteur du texte l’a noté, il s’agit d’un pas de plus dans la voie du développement de l’économie numérique qui est progressivement mis en œuvre pour améliorer l’efficacité de l’économie nationale et de la sphère sociale grâce à l’utilisation généralisée des technologies de l’information.