L’une des conséquences majeures de l’épidémie de Covid-19 sur le plan diplomatique a été l’annulation de nombreuses rencontres internationales – visites, conférences, sommets – déjà prévues et la réticence à en organiser de nouvelles. Les contacts directs ont été remplacés par des communications à distance, que ce soit par vidéoconférence ou, dans un format plus traditionnel entre chefs d’État et de gouvernement, par téléphone.

Tel a été le cas de l’entretien qu’ont eu le président du Turkménistan Gourbangouly Berdymoukhamedov et son homologue d'Italie Sergio Mattarella. Les deux chefs d’État ont mis à profit leur conversation pour faire le point sur les domaines prioritaires des relations entre les deux pays, quelque mois après la visite en Italie du président turkmène, en novembre 2019. Les accords conclus à l'issue des négociations ont donné un nouvel élan qualitatif à la coopération bilatérale.


La situation géographique particulièrement favorable du Turkménistan, au bord de la mer Caspienne, au croisement des routes commerciales entre l’est et l’ouest, le nord et le sud, en fait un lieu de passage privilégié pour les voies de transport entre la Méditerranée et l’Asie, l’Europe du Nord et le Moyen-Orient. Déjà dans l’Antiquité et au Moyen Âge, les terres turkmènes étaient sillonnées par les caravanes de la route de la soie qui amenaient les marchandises de Chine jusqu’au Proche-Orient et aux comptoirs de la mer Noire.

De ce fait, le pays bénéficie d’un potentiel particulièrement impressionnant dans le domaine de la logistique : ligne de chemin de fer transnationale Kazakhstan-Turkménistan-Iran, ponts ferroviaires et routiers sur l’Amou-Daria, en direction de l’Afghanistan, aéroports internationaux ultramodernes à Achgabat, Türkmenbaşy et Türkmenabat… Dans cet ensemble, la région de la Caspienne occupe un rôle clé grâce au centre multimodal constitué par le Port maritime international de Türkmenbaşy, ouvert sur le réseau routier et ferré du pays et par lequel transite la moitié du tonnage total du transport de marchandises dans le pays.


Le Programme de développement socio-économique du Turkménistan pour la période 2020-2025 fixe l’introduction systèmes numériques dans tous les secteurs de l'économie nationale comme la tâche la plus importante pour garantir des taux de croissance économique stables, fondés sur la connaissance et l'innovation.

L'introduction des technologies de l'information dans divers secteurs de l'économie et la création d'une infrastructure informatique sécurisée destinée à fournir les bases du processus de numérisation accéléré figurent parmi les priorités stratégiques du programme. La transition progressive mais systématique vers l'économie numérique apparaît ainsi comme un facteur important de l'intégration réussie du pays dans le système moderne des relations économiques mondiales.


Le projet de loi portant révision à la Constitution du Turkménistan dans le but d’instaurer un système parlementaire bicaméral a été dévoilé lors d'une réunion par vidéoconférence de la Commission constitutionnelle dirigée par le président Berdymoukhamedov.

C’est au terme d’un processus complexe, lancé l'année dernière lors de la session annuelle du Khalk Maslakhaty (Conseil du peuple), que le projet définitif a été établi. Il s’agit du fruit d’un travail de longue haleine mené par la Commission constitutionnelle constituée à cet effet avec, pour membres, les présidents des partis politiques, le président du Parlement, le ministre de la justice et d'autres experts et représentants d’organismes et d’organisations représentatives.


Lors d’une réunion en ligne, le 13 août dernier, la Corporation unie de Construction navale (OSK) de Russie et le Chantier naval Balkan de Türkmenbaşy, au Turkménistan, sont convenus des conditions de base d’une coopération industrielle entre l’entreprise turkmène et le conglomérat russe qui regroupe l’essentiel des chantiers navals du pays. Les parties sont sur le point de signer un protocole d'accord, affirme un communiqué de l'administration de la ville de Saint-Pétersbourg.

Les représentants de l’OSK ont déclaré leur volonté d’assister Achgabat dans la construction de navires pour moderniser sa flotte civile et militaire. Selon le communiqué, dès la signature du document, les travaux commenceraient pour assembler des navires destinés au Turkménistan en utilisant les installations de construction navale de l’une des filiales de la corporation à Saint-Pétersbourg.