En dépit de la diminution mondiale de la demande en hydrocarbures provoquée par le ralentissement de l’activité économique dans de nombreux pays en raison de la pandémie du SARS-CoV-2, le complexe pétrolier et gazier demeure un secteur stratégique de l’économie du Turkménistan. Les analystes s’accordent sur le fait que les besoins en énergie fossile retrouveront leur niveau d’avant l’épidémie et que le développement des économies d’Asie, notamment chinoise, mais aussi pakistanaise, indienne et des pays du sud-est asiatique, dopera la demande de gaz turkmène.

Comme les hydrocarbures constituent l’une des principales ressources naturelles du Turkménistan, les industries pétrolière et gazière d’extraction et de transformation sont considérées par les autorités non seulement comme un moyen d’assurer l’indépendance énergétique et la sécurité du pays, mais encore comme un socle solide pour son progrès et sa prospérité.


Dans le but de développer son industrie, de diversifier son économie et d’équilibrer son commerce extérieur, le gouvernement du Turkménistan a lancé un programme de substitution des importations en soutenant la production d’une large gamme d’articles pouvant avantageusement remplacer des articles d’importation parce que qualité équivalente et moins chers.

Il s’agit aussi, par ce biais, de soutenir l’introduction de mécanismes de marché, la création d’entreprises privées et la génération d’innovations. Le programme permet également d’augmenter le rôle des entrepreneurs dans la modernisation structurelle de l’économie et de renforcer l’industrie du pays.


Les deux villes homonymes de Sarakhs, de part et d’autre de la frontière entre le Turkménistan et l’Iran, sont désormais reliées par un nouveau pont routier. En raison de la situation sanitaire mondiale, c’est par vidéoconférence que les responsables des deux pays ont célébré la mise en service de l’ouvrage. La partie turkmène était dirigée par le ministre de la Construction et de l’Architecture, Rakhym Gandymov, et la délégation iranienne par le ministre des Routes et du Développement urbain Mohammad Eslami.

Après avoir noté l’importance du développement des itinéraires de transport dans la période actuelle, les parties se sont félicitées de l’ouverture du nouveau pont routier, résultat d’une activité commune et coordonnée entre les deux pays. Cette réalisation est ainsi le symbole du renforcement de la coopération bilatérale dans le domaine du transport.


Achgabat a accueilli une grande foire-exposition internationale à l’occasion de la Journée du tapis turkmène, célébrée traditionnellement le dernier dimanche de mai. Cette fête, créée en reconnaissance de l’art turkmène unique du tissage de tapis à la main, est devenue l’un des exemples les plus brillants de la créativité du pays et du talent de ses maîtres artisans.

La foire-exposition, organisée par l’association d’État Turkmenhaly (Tapis turkmènes) et la Chambre de Commerce et d’Industrie du Turkménistan, a permis une nouvelle fois de mettre à l’honneur les chefs-d’œuvre du tissage qui reflètent, chacun à sa manière, la vision du monde des Turkmènes et leur fierté du passé projetée vers l’avenir. Il convient de noter que les principaux motifs des tapisseries – les guls – sont devenus des éléments à part entière des symboles de l’État et représentent l’unité du pays.


Le consortium d’État Turkmengaz prévoit d’augmenter la capacité de production de l’usine de polymères de Kiyanly. Début mai, l’entreprise a annoncé un deuxième appel d’offres international pour la construction d’une unité de production d’isobutane dans cette usine. Cette décision s’appuie sur les projections de consommation : ainsi, selon un rapport de 2019 de l’agence d’analyse Reports and Data (États-Unis), le marché mondial de l’isobutane devrait atteindre 34 milliards USD d’ici 2026.

Rappelons que, en mars dernier, le consortium avait annoncé un appel d’offres pour des travaux de construction visant à diversifier l’utilisation du gaz naturel extrait dans le pays. L’usine de polymères de Kiyanly, qui a ouvert ses portes en octobre 2018, est capable de traiter jusqu’à 5 milliards de m3 de gaz naturel par an. Elle produit annuellement 386 000 tonnes de polyéthylène haute densité et 81 000 tonnes de polypropylène qui se négocient à la Bourse de marchandises et de matières premières du Turkménistan. Les 4,5 milliards de m3 de gaz commercialisables restants sont acheminés vers le réseau de gazoducs.