Lors d’une cérémonie solennelle qui s’est tenue le 8 mai, le président turkmène Gourbangouly Berdymoukhamedov a posé la première pierre de ce qui sera, d’ici trois ans, le premier village implanté sur les berges du nouveau lac Altyn Asyr (« Âge d’Or »), dans la provinces de Balkan, à la limite de celle de Daşoguz. En présence de nombreux députés du Mejlis, de membres du Cabinet des ministres, de diplomates et de représentants d’organisations internationales, le chef de l’État a inséré une note commémorative, protégée par une capsule spéciale, dans un pilier des fondations du futur bâtiment administratif central.

Il y a une vingtaine d’années, cette zone n’était qu’une énorme cuvette appelée Garachor, au milieu du désert de Karakoum. Aujourd’hui, c’est un lac artificiel, formé par la collecte des eaux d’irrigation des cinq provinces turkmènes grâce à un réseau compliqué de canaux. Encore en voie de remplissage, le lac atteindra à terme 103 km de long, sur une largeur maximale de 18,6 km et une profondeur moyenne de 70 m.


Le développement de l’industrie de traitement chimique du gaz naturel au Turkménistan a créé des conditions propices à la production de matériaux de construction composites, de vernis et de peintures, de différents types de tissus synthétiques, de caoutchouc et d’autres produits d’étanchéité à usages divers, sans oublier des plastiques de toute sorte.

Pour le docteur en sciences techniques Annamourat Achirov, responsable de département à l’Institut de recherche scientifique du gaz naturel et l’un des principaux experts en la matière, le Turkménistan pourrait devenir, dans un proche avenir, l’un des plus grands producteurs mondiaux de caoutchoucs synthétiques dont le gaz naturel et ses produits – éthylène, propylène, butylène et benzène – sont les principaux composants.


Le dernier dimanche d’avril se fête traditionnellement la Journée du coursier akhal-teke, cette race de chevaux emblématique du Turkménistan. Les événements destinés à marquer cette date – expositions artistiques, courses hippiques, concours équestres, cérémonies et remises de prix – commencent une semaine avant le jour dit et sont l’occasion pour les autorités turkmènes de montrer les meilleurs aspects de leur pays à des personnalités étrangères venues pour l’occasion et d’organiser des rencontres avec elles.

Ainsi, le président Berdymoukhamedov a eu des entretiens avec les principaux invités, parmi lesquels Roustam Minnikhanov, le président de la république du Tatarstan, membre de la Fédération de Russie, figurait à la place d’honneur. Les deux dirigeants ont célébré l’amitié particulière entre leurs pays respectifs, qui sont unis par leurs cultures et leurs langues turciques. Plusieurs entreprises tatares importantes – Kamaz, Tatneft, IED-Holding – travaillent au Turkménistan et, même si le volume des échanges commerciaux est faible (24 millions USD en 2018), il existe, selon les deux présidents, un grand potentiel de croissance de la valeur et de la gamme des échanges.


Le président sud-coréen Moon Jae-in, en visite de trois jours au Turkménistan, a eu des entretiens au sommet avec son homologue turkmène Gourbangouly Berdymoukhamedov, les premiers depuis son élection en 2017. Les négociations se sont terminées par la signature de nombreux documents bilatéraux.

Au cours de la rencontre, les deux chefs d’État ont abordé les relations économiques et commerciales entre leurs pays respectifs et abordé différents sujets internationaux d’intérêt mutuel. Ils ont notamment décidé d’élargir leur partenariat commercial dans le domaine de l’énergie. En prenant comme exemple l’usine pétrochimique de Kiyanly, récemment mise en service sur la côte de la mer Caspienne et construite par un consortium dirigé par la société coréenne Hyundai Engineering, le président Moon a souhaité que davantage d’entreprises de son pays participent à la réalisation de projets et d’installations liés à l’énergie au Turkménistan. « Le cas de Kiyanly montre que le Turkménistan est le partenaire idéal de la Corée », a-t-il déclaré.


M. Jean-Baptiste Lemoyne a effectué une visite à Achgabat du 14 au 16 avril 2019 au cours de laquelle il a rencontré les autorités gouvernementales et tenu avec son homologue turkmène en charge du commerce et des relations économiques extérieures, la 3ème session de la Commission mixte franco-turkmène pour la coopération économique. Le format nouveau retenu a permis d’associer les entreprises françaises pilotées par la Chambre de Commerce France-Turkménistan. Gilles Rémy , président de la CCFT, a présenté l’activité de la Chambre et a introduit les présentations de chacune de ces entreprises en qualité de modérateur. Le résultat de ces travaux a fait l’objet d’un relevé de conclusions signé par les deux ministres.

15avril2019 2Caractérisée par des échanges intergouvernementaux de haut niveau et des contacts interentreprises très utiles, cette visite, la première d’un ministre français depuis 2013, a permis de relancer très concrètement le dialogue bilatéral et d’envisager des perspectives dans les secteurs de la construction et des hautes technologies numériques et des transports, notamment. Une opération d’autant plus importante et nécessaire au moment où les divers pays partenaires du Turkménistan, principalement asiatiques, redoublent d’efforts pour accompagner ce pays dans sa politique de développement soutenable. Le ministre a tenu à féliciter publiquement la CCFT pour sa contribution à la réussite de cet évènement.

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